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Gilles de Corbeil

Liber de uirtutibus et laudibus compositorum medicaminum

Édition et commentaire de Mireille Ausécache

Bros.  pp. VII-528, € 68
CollanaEdizione Nazionale La Scuola Medica Salernitana, 08
anno2017
isbn978-88-8450-765-5
Disponibilitàdisponibile
  
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Le Liber de uirtutibus et laudibus compositorum medicaminum est l’oeuvre ambitieuse du médecin Gilles de Corbeil (XIIe siècle). Se plaçant en praticien, en pédagogue mais aussi en moralisateur et en poète, il rejoint «ces esprits distingués que le visage sévère d’Hippocrate n’a pu arracher aux agaceries et aux coquetteries provocantes des Muses» selon la formule imagée du docteur Achille Chéreau dans le Parnasse médical français (Paris 1874). L’intérêt mais aussi la difficulté de ce traité tiennent à ce mélange des genres qui bien souvent en obscurcit le propos et explique vraisemblablement sa faible diffusion. Cependant, si le poète se laisse parfois entraîner dans de longues digressions ou des exercices d’imitation des Anciens, le médecin reste vigilant et entend bien mener avec détermination son entreprise pédagogique. S’adressant aux apprentis médecins il se pose alors en ardent défenseur des doctrines qui lui furent enseignées à Salerne durant ses années de formation auprès de grands maîtres dont il fait un émouvant panégyrique. La ville ellemême est l’objet d’un véritable culte de sa part. Le commentaire portant sur les vertus de quatre-vingt-un médicaments composés lui permet d’exposer les bases de l’enseignement que lui-même reçut tant sur le plan de la théorie que de la pratique et de la déontologie. Et c’est fort de ces connaissances promues au rang de lois de la médecine rationnelle, la physica, que Gilles de Corbeil s’affirme comme un artisan de la translatio studii de Salerne à Paris. C’est le sens de la requête en parrainage adressée au maître salernitain Romualdus: Ipse novo faveat operi, nec parisianas / Estimet indignum phisicam resonare chamenas.
     
     
         
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